| 27. Exégèse Linguistique Le verset débute par un génitif absolu formé de dietias {Διετίας | di-ē-tí-as} 'période de deux ans' et plērōtheísēs {πληρωθείσης | plē-rō-the-í-sēs} 'ayant été accomplie', qui fixe la circonstance temporelle (“lorsque deux ans se furent écoulés”). La proposition principale présente élaben {ἔλαβεν | élaben} 'il reçut' avec sujet phēlix {Φῆλιξ | Phē-lix} 'Félix' et COD diádokhon {διάδοχον | di-á-do-khon} 'successeur', précisé en apposition par Pórkion Phē-ston {Πόρκιον Φῆστον | Pór-kion Phē-ston} 'Porcius Festus'. Le participe circonstanciel thélōn {θέλων | thé-lōn} 'voulant', coordonné par te {τε | te}, exprime la motivation politique et gouverne l’infinitif katathésthai {καταθέσθαι | ka-ta-thés-thai} 'se concilier', dont l’objet est chārīta {χάριτα | chā-ri-ta} 'faveur' suivi du datif Ioudaíois {Ἰουδαίοις | Iou-da-í-ois} 'Juifs' marquant le destinataire. Enfin, katélipen {κατέλιπε | ka-té-li-pen} 'il laissa' relie le sujet phēlix au COD Paûlon {Παῦλον | Paû-lon} 'Paul', qualifié par dedeménon {δεδεμένον | de-de-mé-non} 'lié, enchaîné'. Cette structure contraste le changement de gouverneur avec la continuité de la captivité de Paul, soulignant le calcul de Félix pour préserver la faveur juive. |