| 13. Exégèse Linguistique L’énoncé commence par kai ho ti an {καὶ ὅ τι ἂν | kaí hó ti an}, combinaison de conjonction, pronom relatif neutre et pronom indéfini avec la particule conditionnelle, qui forme une subordonnée relative indéfinie signifiant "tout ce que". Cette subordonnée est régie par le verbe aitēsēte {αἰτήσητε | ai-té-sē-te} au subjonctif aoriste, mode et temps qui présentent l’acte de demander comme éventuel, sans préciser sa durée. Le groupe prépositionnel en tō onomati mou {ἐν τῷ ὀνόματί μου | en tôi o-nó-ma-ti mou} exprime la sphère ou le cadre d’autorité dans lequel la demande est faite. La principale touto poiēsō {τοῦτο ποιήσω | toû-to poi-é-sō} place le pronom démonstratif avant le verbe au futur indicatif pour souligner la certitude de l’action du locuteur. La proposition finale introduite par hina {ἵνα | hína}, hina doxasthē ho patēr en tō huiō {ἵνα δοξασθῇ ὁ πατὴρ ἐν τῷ υἱῷ | hína do-xas-thḗ ho pa-tḗr en tôi hui-ō̂}, donne le but : la glorification du Père dans la sphère du Fils. Le passif de doxasthē met l’accent sur le Père comme recevant la gloire, tandis que le syntagme en tō huiō présente le Fils comme le lieu ou le moyen de cette glorification. En français, la portée générale de ho ti an est rendue formellement par "tout ce que", tandis que la dynamique permet un tour conditionnel "si vous demandez quelque chose". Le lien de but de hina est restitué par "afin que" (formel) et "pour que" (dynamique), tout en conservant l’idée que l’exaucement de la prière est orienté vers la gloire du Père à travers le Fils. |