| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur mah {מַה־ | mah} ‘quoi/combien’, interrogatif/exclamatif, suivi sans copule de tovu {טֹּבוּ | ṭō-ḇû} ‘sont belles’, formant un prédicat initial. Le maqqef entre mah et tovu crée une expression exclamative renforcée. Suivent deux parallèles en apposition, chacun formé d’un nom construct à suffixe — ohalekha {אֹהָלֶיךָ | ʾō-hā-le-ḵā} ‘tes tentes’ puis yaʿaqov {יַעֲקֹב | ya-ʿă-qōḇ}, et mishkenotekha {מִשְׁכְּנֹתֶיךָ | miš-kə-nō-ṯe-ḵā} ‘tes demeures’ puis yisraʾel {יִשְׂרָאֵל | yis-rā-ʾêl} — sans conjonction, soulignant l’unité et l’admiration. Le parallélisme serré et l’absence de verbe explicite créent une louange poétique où la beauté des habitats de Jacob/Israël est exaltée. |