| 26. Exégèse Linguistique Le texte s’ouvre par le verbe discontinu vayatʿev {וַיַּתְעֵ֣ב | way-yat-ʿēḇ} 'il trouva abominable', marqué par la particule vav consécutive pour assurer la continuité narrative, puis l’adverbe me’od {מְאֹד | mə-ʾōd} 'extrêmement' renforce l’intensité du jugement. L’infinitif lalechet {לָלֶכֶת | lā-le-khet} 'aller' associé à la préposition acharei {אַחֲרֵי | ʾa-ḥa-rê} 'après' forme une expression de poursuite, complétée par le groupe nominal haggilulim {הַגִּלֻּלִים | ha-gil-lu-lim} 'idoles'. La conjonction comparative kekol {כְּכֹל | ke-kol} 'comme tout' introduit la comparaison avec la clause relative asher {אֲשֶׁר | ʾa-sher} asu {עָשׂוּ | ʿā-śû} haEmori {הָאֱמֹרִי | ha-ʾe-mo-rî} 'que firent les Amoréens'. Une seconde relative asher {אֲשֶׁר | ʾa-sher} 'que' encadre la proposition historique horish {הוֹרִישׁ | hō-rîš} Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} 'que le SEIGNEUR chassa', précisée par la locution mipenei {מִפְּנֵי | mip-ne-i} beney {בְּנֵי | be-ne} Yisrael {יִשְׂרָאֵל | yi-sra-ʾel} 'devant les fils d’Israël'. L’enchaînement des deux relatives crée un parallèle entre l’acte présent et un modèle historique, soulignant la gravité du péché d’Israël. |