| 21. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la construction participiale tauta eipōn {Ταῦτα εἰπὼν | Taû-ta eip-ṓn} 'ayant dit ces choses', qui introduit une circonstance antérieure et renvoie au contexte discursif précédent. L’article ho Iesous {ὁ Ἰησοῦς | ho Iē-soûs} marque le sujet unique de la chaîne verbale. Le verbe passif etarachthē {ἐταράχθη | e-ta-rách-thē} 'fut bouleversé' est précisé par le datif de sphère tō pneumati {τῷ πνεύματι | tôi pneû-ma-ti} 'dans l’esprit', soulignant l’impact intérieur du trouble. La coordination kai enchaîne emarturēsen {ἐμαρτύρησεν | e-mar-tú-rē-sen} 'il témoigna' et eipen {εἶπεν | éi-pen} 'il dit', formant une progression de l’émotion vers la déclaration publique. La formule solennelle amēn amēn {Ἀμὴν ἀμὴν | A-mḕn a-mḕn} placée avant legō hymin hoti {λέγω ὑμῖν ὅτι | LÉ-gō hy-MÍN HÓ-ti} 'je vous le dis' confère un poids rhétorique maximal à l’énoncé complétif. Enfin, heis ex hymōn paradōsei me {εἷς ἐξ ὑμῶν παραδώσει με | HEÎs ex hy-MÔn pa-ra-dṓ-sei me} met en avant l’élément heis 'un' avant d’en préciser l’appartenance par ex hymōn, et le futur paradōsei 'livrera' affirme la certitude de l’action à venir. En français, la version formelle maintient l’ordre et la solennité structurelle, tandis que la version dynamique opte pour une introduction plus familière (« Après ces paroles ») et une tournure active soulignant la dimension relationnelle de la trahison. |