| 11. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre avec le verbe anebe {ἀνέβη | ané-bē} 'monta', aoriste soulignant l’action unique et achevée, immédiatement suivi de la particule oun {οὖν | oûn} 'donc', qui marque la conséquence logique. Le sujet Simon Petros {Σίμων Πέτρος | Sí-mōn Pé-tros} associe deux noms propres en apposition pour identifier l’acteur. La conjonction kai {καὶ | kaí} relie anebe à heilkusen {εἵλκυσεν | heíl-ku-sen} 'il tira', ajoutant une seconde action. L’objet direct to diktuon {τὸ δίκτυον | tò dík-tu-on} 'le filet' est suivi de la préposition eis et de l’accusatif tḗn gē̂n {τὴν γῆν | tḕn gē̂n} 'vers la terre', indiquant la direction. L’adjectif mestón {μεστὸν | mes-tón} 'plein' qualifie le filet, précisé par le génitif ichthýōn me-gálōn {ἰχθύων μεγάλων | ikh-thú-ōn me-gá-lōn} 'de grands poissons'. L’expression numérale hekatón pentḗkonta triṓn {ἑκατὸν πεντήκοντα τριῶν | he-ka-tón pen-tḗ-kon-ta tri-ō̂n} 'cent cinquante-trois' combine trois cardinaux pour un total exact. La coordination kai introduit la construction génitivale concessive tosoutṓn óntōn {τοσούτων ὄντων | to-soú-tōn ón-tōn} 'bien qu’il y en eût tant', créant un contraste. Enfin, la négation ouk précède eskhís-thē {ἐσχίσθη | es-khís-thē} 'fut déchiré', aoriste passif dont le sujet est to diktuon 'le filet' au nominatif, soulignant le résultat surprenant de l’intégrité du filet. |