| 29. Exégèse Linguistique La phrase commence par hepta {ἑπτὰ | hep-tá} 'sept', qui, placé en tête, met en avant le nombre élevé de frères et prépare l’exemple extrême. La particule oun {οὖν | oun} 'donc' relie logiquement cette situation au contexte précédent, marquant une conséquence ou une illustration. Adelphoi {ἀδελφοὶ | a-del-phoí} 'frères' au nominatif est le sujet, repris et actualisé par le verbe à l’imparfait esan {ἦσαν | ê-san} 'ils étaient', qui décrit un état de fond. La conjonction kai {καὶ | kai} 'et' introduit un nouveau développement narratif, centré sur ho protos {ὁ πρῶτος | ho prô-tos} 'le premier', syntagme nominal où l’article avec l’adjectif substantivé désigne le frère aîné. Le participe aoriste labon {λαβὼν | la-bṓn} 'ayant pris' construit une action antérieure au verbe principal apethanen {ἀπέθανεν | a-pé-tha-nen} 'il mourut'; il forme avec l’objet direct gynaika {γυναῖκα | gy-naî-ka} 'femme/épouse' une proposition circonstancielle de temps implicite ("après avoir pris pour femme"). L’adjectif prédicatif ateknos {ἄτεκνος | á-tek-nos} 'sans enfant' fonctionne comme attribut du sujet avec le verbe de mort, soulignant le résultat: aucun héritier n’est né de ce mariage. En français, la valeur temporelle du participe grec est rendue en formel par une tournure participiale fluide ("ayant pris une femme") et en dynamique par un verbe simple de mariage ("s’est marié") suivi de la conséquence, afin de préserver la chronologie implicite du grec et le point focal sur l’absence de descendance. |