Luke 20:36ExégèseBAT

Luke 20 : 36 Immortalité | Filiation | Résurrection
36. Exégèse Linguistique
La phrase s’ouvre avec oude gar apothanein eti dynantai {οὐδὲ γὰρ ἀποθανεῖν ἔτι δύνανται | oudè gàr apothaneîn étì dýnantai} ‘car ils ne peuvent plus du tout mourir’, où la conjonction négative oude renforce la portée de la négation et l’infinitif aoriste apothanein présente la mort comme un événement ponctuel désormais impossible, tandis que eti nie toute possibilité future. Le verbe dynantai au présent déponent exprime un état durable d’incapacité. Suit la clause explicative isanggeloi gar eisin {ἰσάγγελοι γάρ εἰσιν | isánggeloi gár eisin} ‘car ils sont égaux aux anges’, avec l’adjectif prédicatif isanggeloi au nominatif fonctionnant comme attribut du sujet implicite, introduit par un second gar qui renforce la justification. La coordination kai huioi eisin theou {καὶ υἱοί εἰσιν θεοῦ | kaí huioí eisin theoû} ajoute une autre dimension identitaire : ‘et ils sont fils de Dieu’, le génitif theou étant un génitif de possession et d’origine, marquant la filiation. Le syntagme tēs anastaseōs huioi ontes {τῆς ἀναστάσεως υἱοὶ ὄντες | tês anastáseos huioì óntes} se lit comme un participe circonstanciel: ‘étant fils de la résurrection’, apposé et explicatif, qui montre que la filiation divine est étroitement liée à leur participation à la résurrection. En français, la structure argumentative marquée par les deux gar est rendue par « car » et « parce que/en effet », tout en conservant la progression logique: impossibilité de mourir → égalité avec les anges → filiation divine fondée sur la résurrection.

Plus sur ce verset