Luke 22:15ExégèseBAT

Luke 22 : 15 Désir | Pâque | Souffrance
15. Exégèse Linguistique
La phrase commence avec la conjonction kai {καί | kaí}, qui relie cette déclaration au contexte narratif précédent et marque la continuité de l'action. Le verbe principal eipen {εἶπεν | eîpen}, accompagné de la tournure prépositionnelle pros autous {πρός αὐτούς | prós autoús}, introduit un discours direct adressé explicitement aux disciples, le sujet implicite étant Iesous {Ἰησοῦς | Iē-soûs}. La séquence epithumia epethumesa {Ἐπιθυμίᾳ ἐπεθύμησα | Epithymíāi epethýmēsa} combine un datif de manière avec un verbe de même racine, figure idiomatique qui renforce l'intensité du désir (« avec désir j'ai désiré »). Le pronom démonstratif touto {τοῦτο | toûto} annonce l'objet de ce désir, développé par le groupe to pascha phagein {τὸ πάσχα φαγεῖν | tó páscha phageîn}, où l'article + substantif à l'accusatif suivi de l'infinitif aoriste expriment l'action de « manger la Pâque » comme événement déterminé. L'expression prépositionnelle methʼ humon {μεθʼ ὑμῶν | methʼ humôn} met en relief la dimension de communion, le génitif marquant l'association étroite avec les disciples. Enfin, la construction pro tou me pathein {πρὸ τοῦ με παθεῖν | pró toû me patheîn} illustre la structure grecque classique pro + article au génitif + infinitif, qui exprime une antériorité temporelle : le repas de la Pâque précède l'événement unitaire de la souffrance. En français, cette relation temporelle est rendue en formel par une subordonnée introduite par « avant que je souffre » et en dynamique par « avant de traverser la souffrance », deux solutions qui conservent l'idée d'un moment décisif précédant la passion.

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