Luke 22:3ExégèseBAT

Luke 22 : 3 Opposition | Trahison | Groupe
3. Exégèse Linguistique
La phrase commence par le verbe eiselthen {Εἰσῆλθεν | Eisêlthen} ‘entra’, placé en tête pour mettre l’accent sur l’action soudaine. La particule de {δὲ | dè} enchaîne cet événement avec ce qui précède, marquant un tournant narratif. Satanas {Σατανᾶς | Satanâs} au nominatif fonctionne comme sujet du verbe, tandis que la préposition eis {εἰς | eis} suivie de Ioudan {Ἰούδαν | Ioúdan} à l’accusatif exprime le mouvement de Satan vers l’intérieur de Judas. Le groupe ton kaloumenon Iskariōtēn {τὸν καλούμενον Ἰσκαριώτην | tòn kaloúmenon Iskariṓtên} constitue une apposition explicative à Judas, structurée par l’article et le participe, qui en français se rend naturellement par une relative ou par un apposé (« celui que l’on appelait Iscariot » / « surnommé Iscariot »). Le second participe onta {ὄντα | ónta} dépend également de Judas et introduit la circonstance ek tou arithmou tōn dōdeka {ἐκ τοῦ ἀριθμοῦ τῶν δώδεκα | ek toû arithmoû tôn dṓdeka}, un syntagme prépositionnel au génitif qui indique qu’il provient du « nombre des douze ». Le grec coordonne ces informations par des participes en chaîne, alors que le français privilégie une subordonnée relative ou un verbe copule (« qui était du nombre… », « qui faisait partie… ») pour conserver la fluidité tout en gardant l’appartenance de Judas au groupe apostolique au moment de l’intervention de Satan.

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