| 6. Exégèse Linguistique Le verset présente une antithèse construite par la conjonction u {וּ | conjonction copulative} entre deux propositions. La première met en scène tsidqat yesharim {צִדְקַת יְשָׁרִים | ṣid-qat yə-šā-rîm} comme groupe nominal construct fonctionnant sujet du Hifil tatsilem {תַּצִּילֵם | taṣ-ṣî-lēm}, soulignant la délivrance. La coordination introduit la seconde proposition dont le syntagme be-havat bogedim {בְּהַוַּת בֹּגְדִים | bə-ha-waṯ bo-ḡə-dîm} exprime la cause (convoitise des traîtres), suivie du Nifal yilakhedu {יִלָּכֵדוּ | yil-lā-ḵē-ḏû} pour décrire l’effet passif de l’avidité. Ce parallélisme Hifil/Nifal met en relief la portée morale du proverbe. |