| 7. Exégèse Linguistique Le verset propose une structure binaire en deux membres coordonnés par mais. Chaque membre débute par nefesh {נֶ֣פֶשׁ | ne-feš} 'âme', suivi d'un participe (sevea {שְׂ֭בֵעָה | śə-ḇē-ʿā(h)} 'rassasiée' vs reevah {רְ֝עֵבָ֗ה | rə-ʿê-ḇā(h)} 'affamée'). Dans le premier membre, le verbe tavus {תָּב֣וּס | tā-bûs} 'piétine' relie la satiété à l'objet de mépris, nofet {נֹ֑פֶת | nō-p̄eṯ} 'miel'. Le second membre utilise la construction kol {כָּל־ | kāl} + mar {מַ֥ר | mār} 'tout amer', où le maqqef unit l'adjectif au quantificateur. L'absence de copule dans les deux propositions produit un style télégraphique et poétique. Le chiasme implicite se conclut sur matok {מָתֽוֹק | mā-ṯōq} 'doux', inversant la réalité sensorielle comme point culminant de la leçon proverbiale. |