| 24. Exégèse Linguistique La phrase commence par la conjonction kai {καί | kaí} 'et', qui rattache ce verset à la dénonciation précédente. Le syntagme prépositionnel en autê {ἐν αὐτῇ | en autê} 'en elle' situe la responsabilité au cœur de la cité symbolique. Le groupe nominal haîma prophē-tôn kai hagí-ōn {αἷμα προφητῶν καὶ ἁγίων | haîma prophē-tôn kai hagí-ōn} 'sang des prophètes et des saints' place la substantif haîma comme noyau, lié par deux génitifs coordonnés. Le verbe aoriste passif heuré-thē {εὑρέθη | heuré-thē} 'a été trouvé' signale une révélation de l’iniquité. La suite kai pán-tōn tōn es-phag-mé-nōn {καὶ πάντων τῶν ἐσφαγμένων | kaí pán-tōn tōn es-phag-mé-nōn} 'et de tous les égorgés' étend la responsabilité à tous les massacrés. Enfin, le complément epí tês gēs {ἐπὶ τῆς γῆς | epí tês gēs} 'sur la terre' confère une portée universelle. En français, l’aoriste passif s’exprime par la tournure active "l’on a trouvé" pour valoriser l’action avant le complément de lieu, et la répétition des "et" préserve l’effet d’accumulation du texte grec. |