| 14. Exégèse Linguistique La phrase commence par la construction conditionnelle ei de Christos ouk egēgertai {εἰ δὲ Χριστὸς οὐκ ἐγήγερται | ei dè Khristós ouk egḗgertai}, où ei introduit une protase hypothétique et de marque la transition argumentative. Christos au nominatif est le sujet, tandis que egēgertai, au parfait moyen-passif, exprime un acte achevé (résurrection) dont les effets demeurent. La négation ouk annule cette réalité pour les besoins du raisonnement. La conséquence est introduite par ara {ἄρα | ára}, particule déductive, suivie d’une phrase nominale: kenon ara to kērygma hēmōn {κενὸν ἄρα τὸ κήρυγμα ἡμῶν | kenón ára tò kḗrugma hēmôn}, où kenon est attribut du sujet to kērygma, sans verbe être exprimé. Puis, par kai, une seconde phrase nominale parallèle apparaît: kenē kai hē pistis humōn {κενὴ καὶ ἡ πίστις ὑμῶν | kenḕ kaí hē pístis hūmôn}, avec kenē comme attribut de hē pistis. Le parallélisme syntaxique entre kērygma et pistis renforce l’argument: sans résurrection réelle du Christ, proclamation apostolique et foi des destinataires sont toutes deux vidées de portée. En français, l’omission du verbe être est comblée (« est vaine ») pour chaque membre afin de garder la clarté, tout en conservant la structure conditionnelle et la logique déductive marquée par « alors ». |