| 13. Exégèse Linguistique La conjonction conditionnelle ei {εἰ | ei} 'si' introduit une protase hypothétique, immédiatement suivie de la particule postpositive de {δὲ | dè}, qui relie cette affirmation à l’argumentation précédente en marquant un léger contraste. Le groupe nominal anastasis nekron {ἀνάστασις νεκρῶν | aná-sta-sis ne-krōn} forme le sujet de la phrase : anastasis est au nominatif et nekron au génitif, ce génitif indiquant le domaine concerné ou la provenance, d’où l’idée de « résurrection des morts ». La séquence ouk estin {οὐκ ἔστιν | ouk é-stin} est une construction existentielle négative, signifiant qu’une telle réalité n’existe pas. Sur cette base, oude {οὐδὲ | ou-dé} introduit l’apodose en étendant la négation au second membre : il établit un lien de conséquence logique, « ni (dans ce cas) Christ ». Christos {Χριστὸς | Khris-tós} est alors le sujet de egegertai {ἐγήγερται | e-gḗ-ger-tai}, un parfait passif indiquant que Christ se trouve dans l’état résultant d’une résurrection accomplie. La structure grecque met en parallèle « résurrection des morts » et « résurrection de Christ » : la condition pose l’inexistence générale, et la conséquence nie le cas exemplaire de Christ. En français, la traduction formelle conserve cette relation conditionnelle et le parallélisme logique en utilisant « si... alors » et en gardant la voix passive pour egegertai. La traduction dynamique reformule la valeur existentielle de estin par « il n’y a pas » et rend le parfait passif par « n’est pas revenu à la vie », manière plus naturelle de suggérer l’état actuel découlant de l’événement passé. |