| 50. Exégèse Linguistique Ce verset s’ouvre avec la conjonction vav attachée à shem (veshem {וְשֵׁם | wə-šēm} 'et le nom'), inaugurant une structure parallèle en deux groupes nominaux. Le premier combine eshet + shaul (eshet {אֵשֶׁת | ʾē-šeṯ} 'femme de' + shaul {שָׁאוּל | šā-ʾûl} 'Saül') et bat + achima'ats (bat {בַּת־ | bat} 'fille de' + achima'ats {אֲחִימָעַץ | ʾă-ḥî-mā-ʿaṣ} 'Achimaats') pour identifier l’épouse du roi et sa lignée. La répétition de veshem (veshem {וְשֵׁם | wə-šēm} 'et le nom') lance le deuxième groupe relatif au chef militaire, structuré par sar + tseva'o (sar {שַׂר־ | śar} 'chef de' + tseva'o {צְבָאוֹ | ṣə-ḇā-ʾō} 'son armée') et aviner ben ner (aviner {אֲבִינֵר | ʾă-ḇî-nēr} 'Abner' + ben {בֶן־ | ben} 'fils de' + ner {נֵר | nēr} 'Ner'), suivi de dod + shaul (dod {דּוֹד | dōḏ} 'oncle de' + shaul {שָׁאוּל | šā-ʾûl} 'Saül'). L’absence de verbe explicite confère au verset une tonalité télégraphique propre aux généalogies hébraïques, tandis que la juxtaposition nominale met en valeur la symétrie entre l’épouse royale et son commandant. |