| 13. Exégèse Linguistique Le verset enchaîne des perfectifs liés par la waw consécutive, ouvrant par vayakam {וַיָּקָם | wa-yā-qām} 'il se leva' pour marquer la continuité narrative. La locution kishesh meot ish {כִּשְׁשׁ־מֵאוֹת אִישׁ | ki-šēš mē-ōṯ ʾîš} combine comparaison, cardinalité et collectif pour évaluer le groupe. Les verbes successifs vayetzeu {וַיֵּצְאוּ | wa-yē-ṣə-ʾū} 'ils sortirent' puis vayithallaku {וַיִּתְהַלְּכוּ | wa-yit-hal-lə-ḵū} 'ils se déplacèrent' distinguent le départ de l’errance. La subordonnée baasher {בַּאֲשֶׁר | ba-ʾă-šer} 'où' circonscrit le mouvement, tandis que yithallaku {יִתְהַלָּכוּ | yit-hal-lā-ḵū} 'ils pouvaient' exprime la capacité. Le passif hugad {הֻגַּד | huggad} 'il fut rapporté' souligne la réception distante de l’information, suivi par nimlat {נִמְלַט | nim-lā-ṭ} 'il s’était échappé' indiquant la réussite de la fuite. Enfin, vayikhdal latzet {וַיִּחְדַּל לָצֵאת | wa-yikh-dal la-ṣēṯ} 'il cessa sa marche' marque l’interruption de la poursuite. |