2 Samuel 20:3ExégèseBAT

2 Samuel 20 : 3 Isolement | Veuvage | Autorité
3. Exégèse Linguistique
Le verset débute par vayavo {וַיָּבֹא | wa-yā-ḇōʾ} 'il vint', signal narratif d’entrée en scène. David {דָוִד | dā-wiḏ} est sujet, suivi de l’indication de lieu el beito Yerushalayim {אֶל־בֵּיתוֹ יְרוּשָׁלִַם | ʾel-bē-ṯō yə-rū-šā-láyim} 'vers sa maison à Jérusalem', installant le cadre royal. La conjonction successive vayikkaḥ hammelekh {וַיִּקַּח הַמֶּלֶךְ | wa-yik-kaḥ ham-me-leḵ} 'et le roi prit' introduit l’action d’autorité sur eser-nashim pilagshim {עֶשֶׂר־נָשִׁים פִּלַגְשִׁים | ʿé-ser-nā-šîm pi-laḡ-šîm} 'dix concubines'. La relative asher hinniakh lishmor habayit {אֲשֶׁר הִנִּיחַ לִשְׁמֹר הַבַּיִת | ʾă-šer hin-nî-aḥ liš-mōr hab-bā-yit} 'qu’il avait laissées pour garder la maison' motive leur placement. Les verbes vayittenem beit-mishmeret {וַיִּתְּנֵם בֵּית־מִשְׁמֶרֶת | wa-yit-te-nēm bēt-miš-me-ret} 'il les plaça dans une maison de garde' et vayekhalkelem {וַיְכַלְכְּלֵם | wa-ye-khal-ke-lēm} 'il pourvut à leur entretien' forment un groupe final d’organisation. La négation va-aleihem lo-ba {וַאֲלֵיהֶם לֹא־בָא | wa-ʾă-lê-hem lō-ḇā} 'et vers elles il ne vint pas' indique leur isolement. Enfin, vatihyeynah tzerurot {וַתִּהְיֶינָה צְרֻרוֹת | wa-tih-yê-nāh tze-ru-rôt} 'elles furent séquestrées' suivi de ad-yom mutan almenut chayyut {עַד־יוֹם מֻתָן אַלְמְנוּת חַיּוּת | ʿad-yôm mû-tān ʾal-mə-nût ḥay-yût} 'jusqu’au jour de leur mort, en état de veuvage', souligne la durée et la condition sociale. La succession de vav wayyiqtol crée un fil narratif continu, tandis que l’infinitif et le parfait alternent buts et aboutissements.

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