| 23. Exégèse Linguistique Le verset commence par deux participes, dierchomenos {διερχόμενος | dierkhómenos} et anatheōrōn {ἀναθεωρῶν | anatheōrôn}, qui encadrent l’action principale heuron {εὗρον | heûron} et décrivent les circonstances continues dans lesquelles la découverte a lieu : Paul, en parcourant la ville et en observant attentivement. Le groupe nominal ta sebasmata hymōn {τὰ σεβάσματα ὑμῶν | tá sebásmata humôn} place les « objets sacrés » comme complément d’objet direct de son observation, avec le génitif hymōn marquant la possession des auditeurs. La coordination kai bōmon {καὶ βωμὸν | kaí bōmón} introduit un nouvel élément parmi ces objets : un autel particulier. La proposition relative en hō epegegrapto Agnōstō theō {ἐν ᾧ ἐπεγέγραπτο Ἀγνώστῳ θεῷ | en hō epegrápto Agnṓstō theō̂} précise cet autel en indiquant le lieu de l’inscription (en hō, datif de localisation) et son contenu condensé dans l’expression nominale au datif. La seconde partie du verset ouvre une structure presque proverbiale: ho oun agnoountes eusebeite {ὃ οὖν ἀγνοοῦντες εὐσεβεῖτε | ho oun agnooûntes eusebeîte}, où l’objet relatif ho est placé en tête pour être repris par touto {τοῦτο | toûto}, créant un effet d’emphase (« ce que… cela »). Le participe agnoountes est en accord avec le sujet implicite « vous », reliant l’ignorance et l’acte de piété (eusebeite). Enfin, la clause indépendante egō katangellō hymin {ἐγὼ καταγγέλλω ὑμῖν | egṓ katanggéllō humîn} met en relief par le pronom egō la fonction de témoin et de proclamateur de Paul, et le datif hymin indique que cette proclamation vise précisément ceux qui rendent ce culte ignorant. En français, les participes sont rendus par des subordonnées circonstancielles ou des gérondifs pour garder la progression du récit et l’opposition entre ignorance et révélation. |