| 31. Exégèse Linguistique La conjonction διὸ {διὸ | diò} ‘donc’ conclut l’exhortation précédente et introduit une conséquence. L’impératif présent γρηγορεῖτε {γρηγορεῖτε | grēgorêite} ‘veillez’ exprime une attitude continue, accompagné du participe μνημονεύοντες {μνημονεύοντες | mnēmoneúontes} ‘vous souvenant’ en circonstant de manière. La complétive ὅτι {ὅτι | hóti} ‘que’ développe le contenu du souvenir. L’accusatif de durée τριετίαν {τριετίαν | trietían} ‘trois années’, souligné par νύκτα καὶ ἡμέραν {νύκτα καὶ ἡμέραν | núkta kaí hēméran} ‘nuit et jour’, insiste sur la continuité. La négation οὐκ {οὐκ | ouk} précède l’aoriste moyen ἐπαυσάμην {ἐπαυσάμην | epausámēn} ‘je n’ai cessé’, marquant l’absence totale d’interruption. La locution μετὰ δακρύων {μετὰ δακρύων | metá dakrýōn} ‘avec des larmes’ indique la charge affective, le participe νουθετῶν {νουθετῶν | nouthētôn} ‘exhortant’ précise la nature de l’action, et le double accusatif ἕνα ἕκαστον {ἕνα ἕκαστον | hena hékaston} ‘un, chacun’ souligne l’attention individuelle. L’ordre français adapte les compléments tout en respectant la progression grecque (cause–impératif–souvenir–exemple). |