| 5. Exégèse Linguistique Le verset commence par l’expression to te pelagos {τό τε πέλαγος | tó te pé-la-gos} qui place « la mer » comme élément saillant du récit de voyage, la particule te marquant la continuité avec l’itinéraire précédent. La structure attributive to kata tēn Kilikian kai Pamphylian {τὸ κατὰ τὴν Κιλικίαν καὶ Παμφυλίαν | tó ka-tá tēn Ki-li-kí-an kaí Pam-phu-lí-an} précise la localisation de cette mer « le long de la Cilicie et de la Pamphylie », la préposition kata avec l’accusatif exprimant une progression linéaire le long des côtes. Le participe aoriste diapleusantes {διαπλεύσαντες | di-a-pleú-san-tes} introduit une action antérieure et achevée (« après avoir traversé »), qui prépare le verbe principal katēlthomen {κατήλθομεν | ka-tḗl-tho-men} « nous descendîmes / nous arrivâmes », verbe usuel pour un débarquement dans le vocabulaire maritime grec. La construction prépositionnelle eis Mura tēs Lykias {εἰς Μύρα τῆς Λυκίας | eis Mý-ra tês Lu-kí-as} indique la destination précise, la ville de Myra définie par un génitif de relation (« de Lycie »). En français, le participe est rendu par une subordonnée circonstancielle temporelle (« après avoir traversé », « une fois que nous avons passé »), suivie du verbe principal, afin de conserver la progression logique du voyage et la focalisation sur l’arrivée dans un port concret. |