| 21. Exégèse Linguistique La proposition initiale ve-‘od ani medabber bat-tefilla {וְעֹד אֲנִי מְדַבֵּר בַּתְּפִלָּה | wə-‘ôḏ ʾă-nî mə-dabbēr bat-te-fil-lāh} souligne la continuité de l’action de Daniel dans la prière. L’apposition ve-ha-’îš gavriel asher rā-ʾî-tî be-ḥā-zôn bat-te-ḥil-lāh {וְהָאִישׁ גַּבְרִיאֵל אֲשֶׁר רָאִיתִי בֶחָזוֹן בַּתְּחִלָּה | wə-hā-’îš gaḇ-ri-ʾēl ʾă-šer rā-ʾî-tî be-ḥā-zôn bat-te-ḥil-lāh} identifie précisément l’interlocuteur céleste. Les participes mu-ʿāf et bi-yā‘af {מֻעָף בִּיעָף | mu-ʿāf bi-yā‘af} marquent la rapidité surnaturelle de son approche, restituée par « volant rapidement » (formelle) et « d’un vol rapide » (dynamique). L’expression kə-‘ēṯ min-ḥat-‘ā-reḇ {כְּעֵת מִנְחַת־עָרֶב | kə-‘ēṯ min-ḥat-‘ā-reḇ} situe l’événement dans le rituel de l’offrande du soir. Le verbe de mouvement en Piel (« arriva ») est conservé en formel, tandis que la dynamique (« s’approcha ») privilégie l’immédiateté. |