| 17. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la conjonction de cause ki {כִּי | kî} “car”, qui introduit la justification du droit d’aînesse. La particule accusative et {אֶת־ | ʾet} marque le complément d’objet direct du groupe habekhor ben-hasenuah {הַבְּכֹר בֶּן־הַשְּׂנוּאָה | ha-bə-khōr ben haś-śənū-ʾāh} “premier-né, le fils de celle qui est haïe”. L’action principale est donnée par le Hiphil yakir {יַכִּיר | yak-kîr} “il reconnaîtra”, suivi de l’infinitif latet lo {לָתֶת לוֹ | lā-ṯêṯ lō} “pour donner à lui”, exprimant l’objectif. La locution pi shenayim {פִּי שְׁנַיִם | pî šə-nayim} “double part” s’inscrit dans la proposition relative bechol asher yimmatse lo {בְּכֹל אֲשֶׁר־יִמָּצֵא לוֹ | bə-ḵōl ʾă-šer yim-mā-ṣēʾ lō} “dans tout ce qui lui reviendra”. La conjonction ki {כִּי | kî} réintroduit l’explication finale reshit ono lo mishpat habekhorah {רֵאשִׁית אֹנוֹ לוֹ מִשְׁפָּט הַבְּכֹרָה | rē-šît ʾō-nō lō miš-pā-ṭ hab-bə-khō-rāh}, où reshit insiste sur les prémices et mishpat sur le droit codifié. L’emploi du Nifal dans yimmatse confère une dimension passive à la distribution, tandis que la répétition du pronom lo personnalise la part due au fils reconnu. |