| 1. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre par bakhodesh hashelishi {בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁלִישִׁי | ba-ḥō-deš ha-šə-lî-šî} 'au troisième mois', qui fixe le cadre temporel. L’infinitif letzet {לְצֵאת | lə-ṣēʾt} 'sortir' introduit une subordonnée temporelle exprimant l’antériorité, suivi de benei-yisrael {בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל | bə-nê-yis-ra-ʾēl} 'fils d’Israël', désignant le peuple. Le complément me-eretz mitzrayim {מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם | mē-ʾe-reṣ miṣ-rā-yim} 'du pays d’Égypte' précise l’origine. L’expression bayom hazeh {בַּיּוֹם הַזֶּה | ba-yōm ha-zzeh} 'ce jour-là' annonce la subordonnée menant à l’action principale. Le parfait bau {בָּאוּ | bā-ʾū} 'venir / arriver' marque le point culminant, suivi du circonstanciel midbar sinai {מִדְבָּר סִינָי | mid-bār sî-nāy} 'désert du Sinaï'. L’ordre syntaxique place d’abord la temporalité, puis l’action, soulignant la progression narrative vers la rencontre de Dieu. |