| 5. Exégèse Linguistique La conjonction coordonnante veyadʿu {וְיָדְעוּ | wə-yāḏ-ʿû} 'et ils sauront' introduit la proposition principale, annonçant un verdict universel. Le syntagme kol basar {כָּל־בָּשָׂר | kol bā-śār} 'toute chair' est mis en position thématique pour souligner l'universalité du jugement. La subordonnée causale ki ani Yahweh {כִּי אֲנִי יְהוָה | kî ʾă-nî Yə-hō-wāh} 'car je suis le SEIGNEUR' établit l'autorité divine justifiant l'action suivante. Le verbe hotzeʾti {הֹוצֵאתִי | hō-wṣē-ʾî-ṯî} 'j’ai tiré' (Hifil accompli) ouvre une proposition résultative, complétée par charbi mittaʿarah {חַרְבִּי מִתַּעֲרָהּ | ḥar-bî mit-ta-ʿă-rāh} 'mon épée de son fourreau', détaillant l'instrument du jugement. Enfin, l'expression lo tashuv ʿod {לֹא־תָשׁוּב עוֹד | lō tā-šûḇ ʿôḏ} 'elle ne retournera plus' constitue une prohibition irréversible, renforçant la finalité du décret. L'enchaînement de ces propositions crée un crescendo rhétorique, soulignant l'inexorabilité du jugement divin. |