| 11. Exégèse Linguistique Le verset articule trois propositions parallèles introduites chacune par veish {וְאִישׁ | wə-ʾîš} « et un homme », mettant en lumière la pluralité des crimes. Le marqueur d’objet direct et {אֶת־ | ʾeṯ} rattaché par maqqef associe directement chaque groupe nominal (eshet re’ehu {אֵשֶׁת רֵעֵהוּ} « femme de son prochain », kallato {כַלָּתוֹ} « sa belle-fille », achoto bat-aviv {אֲחֹתוֹ בַּת־אָבִיו} « sa sœur, fille de son père ») aux verbes parfaits décrivant des actions achevées (asah {עָשָׂה}, timme {טִמֵּא}, inna {עִנָּה}). L’expression bezimmah {בְּזִמָּה} précise le mode d’impureté par débauche. La particule vakh {בָּךְ} situe ces actes « en toi », c’est-à-dire au sein même de la communauté visée, soulignant le caractère intime et corrupteur de ces relations interdites. |