| 2. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur le groupe génitif tēs philoxenias {τῆς φιλοξενίας | tês philoxenías} « de l’hospitalité », placé en tête pour thématiser l’attitude visée avant même l’impératif. La tournure négative mē epilanthánesthe {μὴ ἐπιλανθάνεσθε | mḕ e-pi-lan-thán-es-the} « n’oubliez pas » emploie le présent impératif moyen/passif, indiquant une vigilance continue à maintenir, plutôt qu’une simple interdiction ponctuelle. La préposition dia tautēs {διὰ ταύτης | diá taú-tēs} « par celle-ci » relie directement l’hospitalité (référent de tautēs) à la conséquence positive évoquée ensuite. La conjonction gar {γὰρ | gár} « car » introduit l’argument motivant l’exhortation. La séquence elathon tines xenísantes angelous {ἔλαθον τινες ξενίσαντες ἀγγέλους | é-la-thon tí-nes xe-ní-san-tes án-ge-lous} constitue une construction idiomatique: le verbe lanthanō à l’aoriste (elathon) suivi d’un participe (« ayant accueilli ») signifie littéralement « quelques-uns ont échappé à l’attention en accueillant des anges », d’où l’idée « sans le savoir ». Le participe aoriste xenísantes précède logiquement l’aoriste indicatif elathon, marquant l’antériorité de l’accueil par rapport au fait de ne pas s’en apercevoir. La traduction française rend ce schéma par des expressions comme « il est arrivé à certains… » et « sans le savoir/sans s’en apercevoir », tout en conservant l’ordre motivationnel: exhortation → raison → exemple implicite. |