| 24. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur l’impératif aoriste moyen aspasas-the {ἀσπάσασθε | aspásasthe} « saluez », adressé au pluriel, ce qui implique l’ensemble de la communauté comme exécutant de l’action. Le groupe nominal complexe pantas tous hēgoumenous humōn {πάντας τοὺς ἡγουμένους ὑμῶν | pántas toùs hēgouménous hymôn} constitue le premier complément d’objet direct, avec le participe substantivé hēgoumenous « ceux qui dirigent » déterminé par le génitif possessif humōn « vos ». La conjonction kai {καὶ | kaí} coordonne un second complément d’objet direct, pantas tous hagious {πάντας τοὺς ἁγίους | pántas toùs hagíous}, de structure parallèle, qui étend la salutation à l’ensemble des croyants sanctifiés. La répétition de pantas « tous » crée un effet d’inclusivité qui englobe responsables et communauté sans distinction. La seconde partie de la phrase introduit un nouveau prédicat avec aspazontai {ἀσπάζονται | aspázontai} « ils saluent », verbe au présent moyen-déponent, signalant une salutation en retour. Le sujet est l’article substantivé hoi {οἱ | hoí} « ceux », précisé par le syntagme prépositionnel apo tēs Italias {ἀπὸ τῆς Ἰταλίας | apó tēs Italías} qui indique l’origine géographique des expéditeurs. L’absence de conjonction forte entre les deux propositions relie étroitement les salutations que les destinataires doivent adresser et celles qu’ils reçoivent, mettant en relief la réciprocité et la solidarité intercommunautaire. Les traductions françaises respectent cette structure en conservant les deux groupes d’objets coordonnés et en exprimant le sujet implicite du second verbe par une tournure nominale naturelle (« ceux qui sont d’Italie » / « les croyants d’Italie »). |