| 7. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur baet hahii {בָּעֵת֩ הַהִ֨יא | ba-et ha-hîʾ}, une expression temporelle signalant le cadre prophétique. Le Nifal yuval-shai {יוּבַל־שַׁ֜י | yū-ḇal-šay} instaure la voix passive centrée sur l’offrande adressée à Yahweh Tsevaot. La coordination memushakh u-morat {מְמֻשָּׁ֣ךְ וּמוֹרָ֔ט | mə-mùš-šāḥ ū-mō-rāṭ} superpose deux états descriptifs, renforcés par nora {נוֹרָ֖א | nō-rāʾ}. L’adverbe wa-haleah {וָהָ֑לְאָה | wā-hā-leʾ-āh} exprime la continuité temporelle sans orientation spatiale. L’apposition goy kav-kav {גּוֹי קַו־קָו | gōy qav-qāv} joue sur la redoublement emphatique, et umebusah {וּמְבוּסָ֗ה | ū-mə-bū-sāh} indique l’action du piétinement. Le relatif asher relie à bazu neharim artso {אֲשֶׁר בָּזְא֤וּ נְהָרִים אַרְצ֔וֹ | ʾă-šer bā-zə-ʾû nə-hā-rîm ʾăr-ṣō}, décrivant la terre divisée par ses cours d’eau. La clause finale el-mekom shem-Yahweh tsevaot har-Tsiyon {אֶל־מְק֛וֹם שֵׁם־יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת הַר־צִיּֽוֹן | ʾel-me-qôm šêm-Yahweh ṣə-ḇā-ʼōṯ hār-ṣî-yōn} oriente vers le lieu cultuel de la montagne de Sion, site du nom divin. |