| 13. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur l’exclamative mi {מִי | mi} ‘qui’ associée à yitten {יִתֵּן | yit·ten} en imparfait pour formuler un vœu irréel. La séquence tatspheneni tastireni {תַּצְפִּנֵ֗נִי תַּסְתִּירֵנִי | taṣ·pî·nê·nî tas·tî·rê·nî}, deux verbes Hif‘il à l’imparfait, instaure une double image de refuge dans le lieu des morts. L’infinitif construct ad-šûv {עַד־שׁ֣וּב | ʿad šûḇ} introduit la subordination temporelle « jusqu’à ce que revienne ta colère », puis tashit li khoq {תָּשִׂית לִי חֹק | tā·šîṯ lī ḥōq} établit une limite prescrite, et wetizkereni {וְתִזְכְּרֵֽנִי | wə·tiz·kə·rē·nî} conclut par l’aspiration à la mémoire divine. L’alternance des aspects Qal et Hif‘il renforce la tonalité suppliante et l’incertitude temporelle. |