| 22. Exégèse Linguistique Ce verset comporte deux propositions coordonnées, chaque proposition étant introduite par la particule akh {אַךְ־ | ʾaḵ} 'seulement', qui restreint la souffrance à l’individu. Dans la première, besaro {בְּשָׂרוֹ | bə-śā-rō} 'chair' est l’objet de yik'av {יִכְאָב | yiḵ-ʾāḇ} 'souffrir', tandis que la seconde utilise venafsho {וְנַפְשׁוֹ | wə-nap̄-šō} 'âme' avec te'aval {תֶּאֱבָל | te-ʾe-ḇāl} 'être en deuil'. La répétition de alav {עָלָיו | ʿā-lāw} 'sur lui' crée une insistance stylistique sur l’exclusivité de la douleur et du chagrin. La structure parallèle est rendue en français par la construction "ne… que", préservant la restriction et la focalisation sur les sphères physique et intérieure. |