| 22. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par kî-šə-nōṯ {כִּֽי־שְׁנ֣וֹת | kî-šə-nōṯ} 'car des années', combinant la conjonction causale et un nom en état construct pour justifier l’énoncé. Le terme mis-pār {מִסְפָּ֣ר | mis-pār} 'nombre' précise la mesure temporelle. Le verbe ye-’ə-tā-yū {יֶאֱתָ֑יוּ | ye-’ə-tā-yū} 'viendront à terme' (Qal imparfait, 3e pers. pl.) souligne l’inéluctabilité de la fin. La conjonction wə-’ō-raḥ {וְאֹ֖רַח | wə-’ō-raḥ} 'et chemin' introduit l’image du parcours, suivie de lō-’ā-šū-ḇ {לֹא־אָשׁ֣וּב | lō-’ā-šū-ḇ} 'je ne reviendrai pas' puis de ʾe-hĕ-lōḵ {אֶהֱלֹֽךְ | ʾe-hĕ-lōḵ} 'j’irai', marquant le départ irréversible. En français, l’ordre hébraïque est respecté tout en assurant une lecture fluide. |