| 1. Exégèse Linguistique Le substantif ruach {רוּחִי | rū-ḥî} 'souffle' ouvre le verset avec une image de force vitale, suivi du verbe Qal khubalah {חֻבָּלָה | ḥub-bā-lāh} 'est brisé' marquant la destruction de cette énergie. Le groupe yamai {יָמַי | yā-mai} 'mes jours' précède niz'achu {נִזְעָכוּ | niz-ʿā-ḵū} 'sont éteints', un parfait Nifal soulignant la passivité et l'achèvement inéluctable de la vie. Enfin, la construction kevarim {קְבָרִים | qə-ḇā-rîm} 'tombes' associée à li {לִי | lī} 'pour moi' met en relief l'appropriation funéraire par Job. Cette succession d'images parallèles intensifie la tonalité de désespoir et de fin inévitable. |