| 16. Exégèse Linguistique Le verset présente deux propositions coordonnées, chacune utilisant la métaphore du poison et de la mort pour illustrer la justice immanente. L’expression rosh-pəta-nim {רֹאשׁ־פְּתָנִ֥ים | rōʾš-pə-ṭā-nîm} ‘venin d’aspics’ montre une construction génitive où rosh ‘tête’ gouverne pəta-nim ‘aspics’. Le verbe yî-nāq {יִינָ֑ק | yî-nāq} ‘il sucera’ à l’imparfait Qal indique une action continue produisant un effet fatal. Ensuite, ta-har-gē-hû {תַּֽ֝הַרְגֵ֗הוּ | ta-har-gē-hû} ‘il le tuera’ marque la conséquence définitive, avec la langue lə-šôn {לְשׁ֣וֹן | lə-šôn} ‘langue’ comme agent de la destruction. Le parallélisme serré entre consommation et morsure renforce l’idée que le méchant est détruit par le mal même qu’il affronte. |