| 17. Exégèse Linguistique Le verset s'ouvre par la négation al {אַל־ | ʾal} 'ne…pas' associée au verbe imperfectif yere {יֵ֥רֶא | yē-reʾ} 'verra', exprimant une prohibition ou impossibilité. La suite biflagot {בִפְלַגּוֹת | bif-lag-gōṯ} 'canaux', naharei {נַהֲרֵ֥י | naḥă-rē} 'rivières de' et nachalei {נַ֝חֲלֵ֗י | naḥă-lē} 'ruisseaux de' forme une gradation de cours d'eau en parallèle, chaque terme en état construct lié aux compléments génitifs dvash {דְּבַשׁ | dəvaš} 'miel' et vechemah {וְחֶמְאָֽה | veḥemʾā(h)} 'crème'. La structure originale utilise l'ordre Verbe–Préposition–Objet avec juxtaposition cumulative pour évoquer l'abondance retirée. La traduction française privilégie l'ordre sujet–verbe–complément pour la clarté tout en conservant la progression poétique des images d'eau et de douceurs. |