| 38. Exégèse Linguistique La phrase commence par theos {θεὸς | the-Ós} comme sujet mis en tête pour souligner que la déclaration porte sur l’identité et la nature de Dieu. La particule dé {δὲ | dè} est postpositive et introduit une nuance de contraste par rapport à ce qui précède dans le discours de Jésus. La négation ouk {οὐκ | ouk} placée immédiatement avant le verbe estin {ἔστιν | És-tin} produit la structure « ne… pas » appliquée au prédicat « Dieu de morts », où nekron {νεκρῶν | ne-KRÔn} au génitif partitif exprime « appartenant à la sphère des morts ». La conjonction alla {ἀλλὰ | al-LÀ} marque un contraste fort et introduit zonton {ζώντων | ZÔN-ton} au même cas (génitif partitif), établissant l’opposition nette entre « morts » et « vivants ». La seconde proposition, pantes gar auto zosin {πάντες γὰρ αὐτῷ ζῶσιν | PÂN-tes gar au-TÔ ZÔ-sin}, est introduite par gar {γὰρ | gar} qui fournit la raison explicative de l’énoncé précédent. Pantes {πάντες | PÂN-tes} est sujet pluriel de zosin {ζῶσιν | ZÔ-sin}, et le datif auto {αὐτῷ | au-TÔ} exprime la perspective ou la relation « devant/pour Dieu », indiquant que, du point de vue divin, tous sont dans la sphère de la vie. En français, la structure « ne… pas, mais » reproduit l’antithèse grecque, et la proposition causale introduite par « car » rend la fonction explicative de gar, tandis que la valeur du datif est transposée par « pour lui » ou par l’idée de présence divine. |