| 40. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur l’adverbe ouketi {οὐκέτι | ou-ké-ti} ‘plus’, placé en tête pour mettre en relief la cessation définitive d’une action antérieure. La conjonction gar {γὰρ | gar} ‘car’ relie logiquement cette constatation à la scène précédente, en expliquant la situation de silence qui en résulte. Le verbe principal etolmōn {ἐτόλμων | e-tól-mon} ‘ils osaient’ (imparfait de l’indicatif actif) décrit une attitude passée répétée qui, à ce stade du récit, s’est arrêtée. L’infinitif complément eperōtan {ἐπερωτᾶν | e-pe-rō-tân} ‘interroger’ dépend de etolmōn et précise en quoi consistait cette audace: poser des questions soutenues ou insistantes à Jésus. Le pronom auton {αὐτὸν | au-tón} ‘lui’ renvoie contextuellement à Iesous {Ἰησοῦς | Iē-soûs}, sujet principal du dialogue en cours. Enfin, ouden {οὐδέν | ou-dén} ‘rien’ occupe la fonction d’objet direct négatif, renforçant l’idée d’une absence absolue de toute interrogation. En français, l’ordre est réorganisé pour respecter la structure sujet-verbe-compléments, tout en gardant la valeur explicative de gar par “car” en formel et “en effet” en dynamique, et en rendant l’idée de cessation définitive de ouketi par “n’osaient plus”. |