| 41. Exégèse Linguistique La phrase principale commence avec eipen de pros autous {Εἶπεν δὲ πρὸς αὐτούς | Eî-pen dè pròs au-toús}, où le verbe aoriste eipen encadre un acte de parole ponctuel, la particule de assurant la transition discursive et pros autous marquant clairement les destinataires. L'adverbe interrogatif pōs {Πῶς | Pôs} introduit une question indirecte rapportant une opinion courante. Cette question gouverne le verbe de parole legousin {λέγουσιν | lé-gou-sin}, qui prend comme complément une proposition infinitive de contenu : ton christon einai Dauid huion {τὸν χριστὸν εἶναι Δαυὶδ υἱόν | tòn khris-tón eî-nai Da-uìd hu-i-ón}. Dans cette proposition infinitive, ton christon est l'objet de legousin, tandis que einai relie le sujet logique (le Christ) au groupe prédicatif accusatif Dauid huion, qui exprime l'identité attendue « fils de David ». La structure grecque emploie ainsi l'accusatif prédicatif pour formuler une affirmation doctrinale attribuée à « ils ». En français formel, cette construction est rendue par « Comment dit-on que le Christ est fils de David », conservant la question sur la formulation reçue. En dynamique, le choix « Pourquoi affirme-t-on que le Christ doit être un descendant de David » explicite la portée argumentative de la question de Jésus, tout en préservant la fonction de la proposition infinitive comme contenu de l'opinion rapportée. |