| 7. Exégèse Linguistique La phrase commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} ‘et’, qui rattache cette réponse à la séquence narrative précédente et marque une simple continuité du récit. Le verbe apekri(th)esan {ἀπεκρίθησαν | a-pe-kri-thē-san} à l’aoriste passif déponent sert de verbe principal et décrit un acte de réponse ponctuel, sans insister sur la durée, typique du style narratif. La négation mē {μὴ | mē} placée devant l’infinitif parfait eidenai {εἰδέναι | ei-dé-nai} construit une idée d’« absence de savoir » présentée comme un état : ils se déclarent ne pas être dans la condition de savoir. L’infinitif parfait exprime un état résultant plutôt qu’un simple processus, ce qui renforce l’idée d’ignorance installée. L’adverbe interrogatif pothen {πόθεν | pó-then} ‘d’où’ spécifie que l’objet de cette ignorance est l’origine ou la provenance, ici sous-entendue par le contexte (l’origine du baptême de Jean). En français, la tournure « qu’ils ne savaient pas d’où il venait » traduit le complément infinitif grec par une subordonnée complétive, tandis que la version dynamique « ils ignoraient l’origine de cela » reformule la question d’origine de manière plus explicite pour le lecteur moderne. |