| 21. Exégèse Linguistique L’expression initiale en ekeinē tē hōra {ἐν ἐκείνῃ τῇ ὥρᾳ | en ekeínē tē hṓra} introduit une localisation temporelle précise, encadrant l’ensemble des actions qui suivent. Le verbe principal etherapeusen {ἐθεράπευσεν | etherápeusen} est à l’aoriste actif indicatif, décrivant une action ponctuelle et globale de guérison, dont l’objet direct implicite (les personnes) est qualifié par pollous {πολλούς | polloús} ‘beaucoup’. La construction prépositionnelle apo nosōn kai mastigōn {ἀπὸ νόσων καὶ μαστίγων | apò nṓsōn kaì mastígōn} utilise apo pour marquer la délivrance hors d’un état de maladies et de fléaux. La coordination se poursuit avec pneumatōn ponērōn {πνευμάτων πονηρῶν | pneumatón ponērōn}, déplaçant l’attention du physique au spirituel dans une même phrase. La seconde partie, typhlois pollois echarisato blepein {τυφλοῖς πολλοῖς ἐχαρίσατο βλέπειν | typhloîs polloîs echarísato blépein}, présente une structure datif (bénéficiaire) + verbe à l’aoriste moyen + infinitif complément, que l’on rend en français par « il fit don à de nombreux aveugles de voir ». Le moyen de echarisato souligne la grâce de l’agent qui accorde le don, tandis que l’infinitif blepein exprime le contenu précis du don, la vue retrouvée. La traduction française distingue ces deux volets (guérisons diverses et don de la vue) tout en conservant la progression physique-spirituel-spécifique présente dans l’ordre grec. |