| 20. Exégèse Linguistique La phrase commence par le verbe legei {λέγει | lé-gei} 'il dit', qui introduit un discours direct. Le datif autō {αὐτῷ | au-tô} 'à lui' précise l'interlocuteur, Jésus, sans le nommer. Le groupe nominal ho neaniskos {ὁ νεανίσκος | ho ne-a-nís-kos} 'le jeune homme' est le sujet explicite de la réplique. Le groupe objet panta tauta {Πάντα ταῦτα | pán-ta taû-ta} 'toutes ces choses' est placé avant le verbe ephylaxa {ἐφύλαξα | e-phý-la-xa} 'j'ai gardé', ce qui met en relief l'exhaustivité de l'obéissance revendiquée. L'aoriste ephylaxa, lié au verbe de base phylassō {φυλάσσω | phylás-sō} 'garder, observer', présente cette obéissance comme un tout accompli. La séquence interrogative ti eti hysterō {τί ἔτι ὑστερῶ | tí é-ti hy-ste-rô} peut se rendre littéralement par 'quoi encore je manque', exprimant une insatisfaction persistante malgré l'observance passée : le présent hysterō signale un manque actuel. En français, la traduction formelle suit étroitement la structure grecque, mais adopte l'expression idiomatique 'que me manque-t-il encore ?', tandis que la dynamique reformule en 'que dois-je encore accomplir ?' afin de mettre en avant l'idée d'actes supplémentaires à réaliser. |