| 14. Exégèse Linguistique La maxime s’ouvre avec polloi {πολλοὶ | polloí} placé en tête, donnant un relief initial à l’ampleur du groupe concerné. La particule gar {γάρ | gár} introduit une explication qui résume la parabole précédente. Le verbe copule eisin {εἰσιν | eî-sin} relie le sujet implicite à l’attribut kletoi {κλητοὶ | klētoí}, formant l’énoncé « beaucoup sont appelés ». La seconde clause juxtapose oligoi {ὀλίγοι | oligói} avec la particule de {δὲ | dè}, marquant une opposition, et relie ce sujet à eklektoi {ἐκλεκτοί | eklektoí} comme attribut. Le parallélisme « beaucoup / peu » et « appelés / élus » crée une antithèse soulignant la tension entre l’universalité de l’appel et la particularité de l’élection. En français, l’utilisation de « sont » et des tournures nominales permet de conserver la structure binaire et la force du contraste. |