| 46. Exégèse Linguistique Le verset se compose de deux propositions coordonnées par la conjonction kaí {καὶ | kaí} 'et' et la conjonction négative oudè {οὐδὲ | oudè} 'ni'. Dans la première proposition, le pronom oudèis {οὐδεὶς | oudèis} 'personne' est sujet du verbe imparfait moyen-déponent edýnato {ἐδύνατο | edýnato} 'pouvait', qui régit l'infinitif apokri-thênai {ἀποκριθῆναι | apokri-thênai} 'répondre', suivi du datif autô {αὐτῷ | autô} 'à lui' et de l'accusatif lógon {λόγον | lógon} 'parole'. Cette structure exprime l'impossibilité totale de formuler une réponse. La seconde proposition, introduite par oudè {οὐδὲ | oudè} 'ni', met en scène l'aoriste actif etólmēsen {ἐτόλμησέν | etólmēsen} 'osa' dont le sujet est le pronom tis {τις | tis} 'quelqu'un', suivi du groupe prépositionnel ap' ekeínēs tês hēméras {ἀπʼ ἐκείνης τῆς ἡμέρας | ap' ekeínēs tês hēméras} 'depuis ce jour-là' précisant le point de départ temporel, et de l'infinitif eperōtêsai {ἐπερωτῆσαι | eperōtêsai} 'interroger', complété par autón {αὐτὸν | autón} 'lui'. L'adverbe oukéti {οὐκέτι | oukéti} 'plus' clôt la phrase en soulignant la cessation définitive des questions. En français, on rend l’imparfait pour l’incapacité et l’aoriste pour l’abandon de l’action, en marquant la rupture temporelle par 'dès ce jour-là' ou 'à partir de ce moment'. |