| 1. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur vayomer {וַיֹּ֤אמֶר | way-yōʾ-mer} « et il dit », vav consécutif introduisant la parole divine. Yahweh {יְהוָה֙ | Yəhōwāh} « SEIGNEUR », sujet implicite, marque l’autorité suprême. El-aharon {אֶל־אַהֲרֹ֔ן | ʾel-ʾahărōn} oriente directement l’injonction vers Aaron. La formule attah u-vanekha u-beit-avikha {אַתָּה וּבָנֶיךָ וּבֵית־אָבִיךָ | ʾattāh û-ḇāneḵā û-ḇêṯ-ʾā-ḇîḵā} souligne la responsabilité collective d’Aaron, de ses fils et de sa maison paternelle. L’imparfait tisa’u {תִּשְׂאוּ | tiśśə-ʾû}, accompagné de ittakh {אִתָּךְ | it-tāḵ}, forme un futur d’obligation. Et-avon {אֶת־עֲוֺן | ʾēṯ-ʿăwōn} désigne l’objet direct de la faute dans le sanctuaire (ha-mikdash {הַמִּקְדָּשׁ | hammiqdāš}) puis dans le sacerdoce (kehunnat-khem {כְּהֻנַּתְכֶם | kə-hun-nat-khem}), la répétition de la structure renforçant la double dimension rituelle et sacerdotale de la responsabilité. |