| 25. Exégèse Linguistique Le verset adopte une structure parallèle fondée sur deux jussifs négatifs (al {אַל־ | ʾal} 'ne… pas') qui interdisent successivement l’action. Le premier jussif, yesht {יֵ֣שְׂטְ | yēṣṭ̣} 'détourne', gouverne le complément prépositionnel el derākēhā {אֶל־דְּרָכֶ֣יהָ | ʾel dərāḵēhā} et libbēḵā {לִבֶּ֑ךָ | libbēḵā} 'ton cœur', soulignant la décision interne. Le second, tēṭaʿ {תֵּ֝תַע | tēṭaʿ} 'te perds', s’applique à bin-nəṯîwōṯāh {בִּנְתִיבוֹתֶֽיהָ | bin-nəṯîwōṯāh}, illustrant la conséquence sur le parcours. Ce parallélisme, renforcé par la récursion du champ lexical de la voie—derek {דֶּרֶךְ | de-rekh} 'chemin', netivah {נְתִיבָה | nə-ṭî-ḇāh} 'sentier'—met en relief la progression de l’égarement, du cœur au chemin. |