| 23. Exégèse Linguistique Le verset s’articule en deux segments coordonnés par kai {καί | kaí} ‘et’. Dans le premier, hē polis {ἡ πόλις | hē pólis} ‘la ville’ est sujet de la négation chreian ekhei {χρείαν ἔχει | khreían é-khei} ‘n’a pas besoin’ et de la double génitive tou hēliou oude tēs selēnēs {τοῦ ἡλίου οὐδέ τῆς σελήνης | toû hē-lí-ou ou-dé tês se-lḗ-nēs}, qui coordonne soleil et lune comme sources de lumière théoriquement requises. La subordonnée finale hina phainōsin autēi {ἵνα φαίνωσιν αὐτῇ | hí-na phaínō-sin au-têi} précise la fonction qu’ils auraient (‘qu’ils l’éclairent’).
La particule explicative gar {γάρ | gár} ouvre la cause : hē doxa tou theou {ἡ δόξα τοῦ θεοῦ | hē dó-xa toû the-oû} ‘la gloire de Dieu’ au nominatif gouverne l’aoriste ephōtisen autēn {ἐφώτισεν αὐτήν | ephō-ti-sen au-tḗn} ‘a illuminé la ville’. Enfin, la structure nominale kai ho luchnos autēs to arnion {καὶ ὁ λύχνος αὐτῆς τὸ ἀρνίον | kaí ho lýkh-nos au-tês tò ar-ní-on} recourt à une apposition copulative (‘sa lampe, c’est l’Agneau’) pour identifier le flambeau de la cité à l’Agneau, illustrant le rôle unique du Christ comme lumière divine. |