| 10. Exégèse Linguistique Le verset débute par tosauta {τοσαῦτα | to-saû-ta}, placé en tête pour souligner l’abondance, suivi de l’incise conditionnelle ei tukhoi {εἰ τύχοι | ei tú-khoi} nuançant l’énoncé. Le groupe nominal genē phōnōn {γένη φωνῶν | gé-nē phō-nôn} associe un nominatif pluriel à un génitif pluriel pour décrire des “sortes de voix”. Le verbe eisin {εἰσιν | eî-sin} relie ce sujet à la préposition en kosmō {ἐν κόσμῳ | en kós-mō}, situant la diversité “dans le monde”. La conjonction kai {καὶ | kaí} introduit une proposition corrélative autour de ouden aphōnon {οὐδὲν ἄφωνον | ou-dén á-phō-non}, littéralement “rien n’est muet/sans voix”, où le groupe pronom+adjectif exprime une négation absolue. En français, la traduction formelle conserve la progression quantité → condition → localisation → négation de la vacuité de sens, tandis que la dynamique reformule en “langages” pour expliciter le registre linguistique. |