| 12. Exégèse Linguistique La phrase ouvre une condition avec ei {Εἰ | Eí} 'si', immédiatement suivie de la particule de {δὲ | dè} qui articule ce conditionnel avec l’argument précédent, plutôt comme "or, si". Christos {Χριστὸς | Khristós} est le sujet du verbe passif kerussetai {κηρύσσεται | kērýssetai} 'il est proclamé', et la conjonction hoti {ὅτι | hóti} introduit la proposition complétive contenant le message kérygmatique: ek nekron {ἐκ νεκρῶν | ek nekrôn} 'd’entre les morts' précise l’origine, tandis que egegertai {ἐγήγερται | egḗgertai} au parfait passif indique une résurrection accomplie dont l’effet demeure. L’adverbe interrogatif pos {πῶς | pôs} 'comment' lance une question rhétorique qui confronte ce message avec l’attitude de certains. Le verbe legousin {λέγουσιν | légousin} a pour sujet tines {τινες | tines} 'quelques-uns', et le groupe prépositionnel en humin {ἐν ὑμῖν | en hymîn} localise ces personnes "parmi vous", c’est-à-dire au sein de la communauté. Un second hoti {ὅτι | hóti} introduit le contenu de leurs propos: anastasis nekron {ἀνάστασις νεκρῶν | anástasis nekrôn} 'résurrection des morts' est sujet de ouk estin {οὐκ ἔστιν | ouk éstin} 'n’existe pas', niant l’existence même d’une telle réalité. La structure conditionnelle suivie d’une question "comment…?" met en évidence une incohérence interne: on ne peut proclamer la résurrection de Christ tout en niant la résurrection des morts en général. En français, cette tension est rendue par "Or, si… comment…?", conservant la logique argumentative et la portée polémique de la question rhétorique. |