| 16. Exégèse Linguistique La phrase commence avec ei gar {εἰ γὰρ | eí gàr} ‘si en effet’, où gar, postpositif, relie cette condition à l’argument précédent tout en restant à la deuxième position dans l’ordre des mots. La proposition conditionnelle protase, nekroi ouk egeirontai {νεκροὶ οὐκ ἐγείρονται | nekròi ouk e-geí-ron-tai}, place le sujet nekroi ‘morts’ en tête pour l’emphase, suivi de la négation ouk puis du verbe passif au présent, exprimant un fait supposé: “si, comme certains le prétendent, les morts ne sont pas ressuscités”. L’apodose est introduite par oude {οὐδὲ | oudè} ‘ni / non plus’, qui coordonne et étend la portée de la négation à Christos {Χριστὸς | Christòs} comme second sujet: oude Christos egegertai {οὐδὲ Χριστὸς ἐγήγερται | oudè Christòs egḗ-ger-tai}. Le parfait passif egegertai souligne un événement accompli dont l’effet demeure. La structure parallèle “nekroi ouk egeirontai – oude Christos egegertai” crée un lien logique indissoluble entre la résurrection des morts et celle du Christ. En français, l’ordre “Car si… ne… pas, Christ non plus ne…” permet de garder la logique conditionnelle et la symétrie négative tout en respectant la syntaxe moderne. |