| 21. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec epeide {ἐπειδὴ | e-pei-dḗ} « puisque », conjonction subordonnante qui introduit une cause expliquant l’argument précédent. La particule postpositive gar {γὰρ | gar} « car / en effet » s’attache logiquement à la proposition antérieure pour en donner la justification. La structure di anthropou thanatos {διʼ ἀνθρώπου θάνατος | di anth-rṓ-pou thá-na-tos} présente un génitif prépositionnel instrumentale, « par un homme », suivi d’un sujet au nominatif « mort », le verbe étant sous-entendu (« est venue »). Le kai {καὶ | kaí} coordonne symétriquement le second membre di anthropou anastasis nekron {διʼ ἀνθρώπου ἀνάστασις νεκρῶν | di anth-rṓ-pou a-ná-sta-sis ne-krôn}, où anastasis est aussi sujet au nominatif et nekron un génitif objectif (« résurrection des morts »). Le parallélisme formel « par un homme… par un homme… » crée un contraste rhétorique entre l’introduction de la mort (Adam) et l’instauration de la résurrection (Christ), en gardant le même schéma préposition + génitif + nominatif. En français, on explicite le verbe implicite par « est venue / vient » et on rend le génitif objectif par « résurrection des morts », afin de conserver la relation logique et le parallélisme tout en restant idiomatique. |